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LE DIALOGUE INSTITUTIONNEL ENTRE LE
GOUVERNEMENT FRANÇAIS
ET L'EGLISE CATHOLIQUE
Une instance de consultation entre l'Eglise catholique et le gouvernement français a été officiellement créée le 12 février 2002. Réunis à l'Hôtel Matignon, le Premier ministre, le Ministre de l'Intérieur, les président et vice-président de la Conférence des évêques de France et le Cardinal archevêque de Paris, ont décidé, en présence du Nonce apostolique, de donner un caractère plus régulier et plus formel aux rencontres entre l'Eglise catholique et les pouvoirs publics en France. Cet engagement a été renouvelé par le Premier ministre, M. Jean-Pierre Raffarin, le 8 juillet 2002, et une rencontre entre l'épiscopat français et le gouvernement s'est déroulée le 20 mai 2003.
Informel et pragmatique, ce dialogue s'inscrit dans le cadre de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat du 9 décembre 1905. Il s'agit, en effet, de consolider des relations qui sont passées " de la séparation imposée à l'apaisement négocié " (discours prononcé le 12 novembre 2001 par Mgr Jean-Louis Tauran devant l'Académie des Sciences morales et politiques). Pour autant, des questions nouvelles apparaissent : il est parfois difficile de trouver les bons interlocuteurs dans les administrations, et la complexité juridique de certaines situations nécessite souvent une approche interministérielle. Les échanges qui se sont engagés permettent, ainsi, de procéder à l'examen des problèmes d'ordre administratif et juridique qui se posent dans les relations entre l'Eglise catholique et l'Etat en France en lien, par exemple, avec le fonctionnement des aumôneries ou l'organisation de manifestations culturelles dans les édifices du culte.
Le dialogue institutionnel ainsi établi contribue à un climat de plus grande confiance dans les relations entre l'Eglise catholique et l'Etat en France. Il a permis de faire prévaloir une vision d'ensemble des problèmes qui se posaient. Coordonnés par les services du Premier ministre et le ministère de l'Intérieur, les travaux s'organisent, selon un rythme annuel, dans diverses commissions auxquelles participent notamment des agents du ministère de l'Education nationale et du ministère de la Justice. Ils se concluent par une rencontre au niveau gouvernemental avec les représentants de l'Eglise catholique.